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La vaccination du chien

Les vaccins ont pour but de protéger les animaux des principales maladies VIRALES (parfois bactériennes ou parasitaires) qui le menacent. Certaines sont mortelles. Certaines de ces maladies, une fois déclarées, n’ont pas de traitement spécifique : on ne peut que traiter « les dommages collatéraux », c’est à dire les symptômes, d’où l’importance de la prévention par la vaccination.

Contre quelles maladies vaccine-t-on ?

  • la Maladie de Carré :
    La maladie de Carré est un paramyxovirus, une maladie devenue rare aujourd’hui grâce à la vaccination systématique, mais extrêmement grave et très souvent MORTELLE. Elle s’attrape par contact avec un animal déjà contaminé (mais sans forcément de symptômes car la durée d’incubation est de 3 à 7 jours), et touche presque tous les organes vitaux : peau, tube digestif, poumons, cerveau… Les symptômes sont donc nombreux mais n’apparaissent pas toujours en même temps (boutons, diarrhée ou vomissements, toux, méningite…).
  • l’Hépatite de Rubarth :
    L’hépatite de Rubarth (adénovirus) est une hépatite virale (comme chez l’homme l’hépatite B ou C), plutôt rare aujourd’hui comme la maladie de Carré grâce à la vaccination. Elle s’attrape par contact avec un animal contaminé, mais également par les puces ou juste par contact avec des zones infectées par les urines ou les selles d’animaux contaminés (comme le renard par exemple). L’incubation est de 4 à 7 jours. Il existe différentes formes de cette maladie, de gravité diverse : la forme oculaire (kératite : la cornée vire au bleu) qui est plutôt atténuée, la forme chronique ou l’hépatite évolue lentement vers une cirrhose et plus ou moins accompagnée une insuffisance rénale, et la forme aiguë souvent mortelle avec fièvre, diarrhée, vomissements, hépatite aiguë.
  • la Parvovirose :
    La Parvovirose est un parvovirus extrêmement contagieux, extrêmement fréquent, et souvent MORTEL. Cette maladie se transmet par contact avec les selles d’animaux contaminés, et présente un tableau clinique de gastro-entérite sévère, souvent hémorragique (sang dans les sellles). Les animaux sont extrêmement fatigués et déshydratés, et nécessitent une prise en charge en urgence en soins intensifs pour traiter la déshydratation, les désordres hydro-électriques et les surinfections bactériennes. Les chiots sont plus à risque que les adultes car plus fragiles. Il est à remarquer que ce virus est très résistant, et peut être transporté sur les mains, les chaussures, les vêtements… Des mesures hygiéniques strictes sont à respecter tant en hospitalisation qu’à la maison pour éviter une épidémie.
  • la Leptospirose :
    Contrairement aux autres maladies citées, la Leptospirose n’est pas d’origine virale mais BACTERIENNE, et est transmissible à l’homme (zoonose). Elle se s’attrape par contact avec des urines de rongeurs (qui eux transmettent la maladie sans être malades : lapins, mulots, rats, musaraignes, ragondins…) ou par de l’eau contaminée par ces urines. Le plus souvent, les symptômes sont suraigus et très souvent MORTELS : abattement sévère, fièvre, insuffisance rénale sévère avec anurie (plus de production d’urines : les dialyses sont indispensables dans ce cas là), parfois jaunisse et troubles vasculaires. Dans la forme chronique, une hépatite chronique et une insuffisance rénale chronique vont souvent de paire ; il convient également de prendre des précautions pour les propriétaires car le chien excrète des bactéries dans ses urines qui peuvent infecter l’entourage.
    Malheureusement, il existe environ 200 espèces différentes de Leptospires, et aucun vaccin actuellement ne protège pour toutes. Nous utilisons les vaccins les plus récents en la matière, qui protègent pour 4 d’entre elles (les plus fréquemment rencontrées). Toutefois, il est recommandé pour les animaux à risques (chiens de chasse ou qui se baignent fréquemment dans des eaux de lac, d’étang ou de rivière) de répéter les injections plus souvent (tous les 6 mois au lieu de tous les ans).
  • la Piroplasmose :
    Cette maladie fréquente se transmet par les tiques. Elle procède de manière générale un peu comme le paludisme chez l’homme, les symptômes étant liés à un parasite, la Babésia. Elle rentre dans les globules rouges, s’y multiplie, et les fait éclater.  Les symptômes sont souvent une forte fièvre, un abattement, parfois des signes digestifs (vomissements, diarrhée), et des urines foncées, parfois couleur café. La maladie apparait entre 2 et 7 jours après la morsure de la tique. Il existe un médicament en injection pour tuer les Babésias, mais parfois les conséquences systémiques sont telles (insuffisance rénale, anémie sévère) qu’une hospitalisation en soins intensifs et parfois des transfusions sanguines sont nécessaires. La piroplasmose reste une maladie potentiellement mortelle si elle n’est pas prise à temps.
    Toutefois le vaccin contre cette maladie n’est pas efficace à 100% : on considère que 2 chiens sur 10 vont quand même développer la maladie, avec cependant des symptômes souvent atténués. Si un traitement anti-tiques efficace est mis en place en parallèle de la vaccination, ce risque diminue encore. Et ne vaut il pas mieux 80% de protection que 100% de risque ?
  • la Maladie de Lyme :
    Cette maladie est transmise également par les tiques, et ne se multiplie pas dans les globules rouges, mais dans les globules blancs. L’homme peut également attraper cette maladie s’il se fait mordre par une tique infestante. Les symptômes sont frustres (fièvre, fatigue, perte d’appétit, douleurs articulaires et musculaires, apparition de ganglions) et rendent la maladie difficilement diagnosticable. Le traitement, à base d’antibiotiques sur une longue durée, doit en plus être mis en place de manière précoce pour éviter les complications cardiaques, rénales et nerveuses qui peuvent compliquer le pronostic.
    Par ailleurs, des études montrent une diminution du potentiel infectant des tiques qui mordent un animal vacciné : cette même tique sera donc potentiellement peu ou plus dangereuse si elle doit mordre une autre victime, chien ou humain. En vaccinant votre chien contre cette maladie, vous participez à son éradication.
  • la Rage :
    Cette maladie virale MORTELLE très connue et heureusement très rare fait l’objet d’une législation très stricte. En effet, il n’existe pas de traitement efficace chez l’homme à partir du moment ou les premiers symptômes apparaissent ; toute morsure doit faire l’objet d’une surveillance étroite, même si l’animal ne présente pas de symptômes : ils se déclarent avant 15 jours chez le chien (d’où la période de surveillance « chien mordeur » obligatoire lors de morsure). Le virus pénètre les nerfs et conduit à une encéphalite sévère, chez l’homme comme chez le chien. La forme « furieuse », la plus connue, engendre une agressivité marquée et une salivation, ainsi qu’un symptôme moins connu : l’hydrophobie, c’est à dire une peur de l’eau. La mort est relativement rapide. Il existe toutefois une forme atypique, dite « muette », dans laquelle le chien présente une paralysie de la mâchoire et une difficulté à ouvrir la gueule.
    La vaccination n’est plus obligatoire en France depuis de nombreuses années (comme tous les autres vaccins d’ailleurs) sauf si votre animal voyage à l’étranger, du fait de l’absence de cas de rage ISSUS DE FRANCE depuis longtemps.  En revanche, CHAQUE ANNEE, quelques cas de rage sont diagnostiqués en France, souvent suite à une importation illégale d’animaux en provenance de pays où cette maladie sévit encore : Maghreb, pays de l’est… La législation est sévère en la matière : tout animal en contact (pas forcément ni mordu ni griffé) avec l’animal enragé est euthanasié s’il n’est pas vacciné contre la rage. Heureusement le risque est faible, mais il n’est pas nul.
    Pour en savoir plus : http://agriculture.gouv.fr/rage
  • la Toux de Chenil :
    Ce syndrome est provoqué par l’association ou non d’un virus (Parainfluenza) et d’une bactérie (Bordetella bronchiseptica), et provoque fièvre et toux. Cette maladie très contagieuse concerne essentiellement les animaux d’élevage, ou d’animalerie. Toutefois elle se rencontre également lors de regroupements de chiens comme des cours d’éducation canine, d’agility, etc… Il est donc recommandé de vacciner les animaux pendant la période où ils vont assister à ces cours.
    Il existe différents vaccins disponibles, soit en une fois par instillation nasale (sur des chiens coopératifs !!!), soit en deux injections à un mois d’intervalle.

 

Quand ? Comment ?

Les premières vaccinations se font vers l’âge de 8 semaines. En effet, c’est le moment où la protection du chiot conférée par les anticorps de la mère (issu de son lait) commencent à diminuer.  Afin d’obtenir une immunité durable face à des maladies virales parfois mortelles, il est nécéssaire de pratiquer une seconde injection 3 à 4 semaines plus tard.

Ensuite, l’immunité est entretenue par une injection vaccinale annuelle, ou trisannuelle en fonction des maladies. 

En effet, afin de ne pas stimuler inutilement le système immunitaire, et les derniers tests ayant prouvé l’efficacité de nouveaux protocoles, seules la Leptospirose et la Rage sont faites tous les ans.

Ainsi, dans le cadre d’une démarche qualité, et étant donnée l’évolution technique des protocoles vaccinaux, nous utilisons donc un protocole tous les 3 ans pour la Maladie de Carré, l’Hépatite de Rubarth et la Parvovirose.

Nous vous envoyons tous les ans une lettre de rappel pour penser à la date de vaccination de votre animal, soit par mail, soit par courrier en fonction de votre préférence. En effet, si la date limite est dépassée, nous ne pouvons plus garantir la protection durable de votre animal,  et vous conseillerons de refaire comme s’il n’avait jamais été vacciné, c’est à dire avec 2 injections à 3-5 semaines d’intervalle. 

 

Cas particuliers :

Si votre animal voyage à l’étranger, il est indispensable qu’il soit à jour de ses vaccinations (en particulier la RAGE), identifié avec une puce électronique, et détenteur d’un passeport européen. Il est possible que la douane ne vous laisse pas passer la frontière sans ces 3 obligations.

Si votre animal est laissé dans une pension pendant vos vacances, sachez que beaucoup d’établissements réclament également qu’il soit à jour de ses vaccins.

Enfin, les vaccins doivent se poursuivre tout le long de la vie de votre animal, en particulier s’il est âgé… En effet, plus il vieillit et plus son système immunitaire décline, et donc plus il sera sensible aux maladies !